Il était penché au-dessus du ravin, un pas et tout serait finis. Plus de cris, plus de larmes, plus ces sourires qui le font tellement souffrir. Il l’aimait tellement, aujourd’hui il n’est même pas capable de venger sa mort. Un pas qui pour toujours anéantirais ses blessures, un pas qui pour toujours cicatriserait ses brûlures. Si seulement il en avait le courage, si il avait autant de courage que louis, lui qui s’est tué pour le sauver. Jamais, jamais, il ne pourrait vivre sans lui… Et pourtant, il est là, sur cette falaise, à hésiter, à se remémorer tous ces événements qui l’ont conduits jusque là.
A se remémorer, le jour de sa mort… Ils voyaient au loin les villages brûler sous les flammes des anglais. Peu de personnes résistaient à leurs assauts, les villages étaient réduits en cendres. Et ils se doutaient que le leur allait finir pareil. Simon voulait partir, ils étaient jeunes, ils pourraient reconstruire une vie dans un autre village. Mais Louis ne voulait pas partir, il ne voulait pas laisser son village, ses racines, son histoire ici, aux prises de ces anglais. Il voulait se défendre au prix de sa vie, si il le fallait. Il ne voulait pas partir comme un voleur et laisser son village être réduit en cendre. Simon ne pus résister longtemps aux arguments de Louis et malgré son mauvais pressentiment Simon se prépara avec Louis à une future bataille décisive pour eux et pour le village. Mais avant de retourner dans le village, ils se firent une promesse, la promesse de ne jamais s’oublier et d’être prêt à tous pour l’autre. La bataille se déroula avec courage et adresse et les soldats anglais diminuaient de nombre jusqu’à devenir nul. Ou presque, un archer embusqué derrière un talus, une vie à protéger plus que tous, une rapidité extrême, une sensation bizarre et tout le reste de la vie de Simon en fût changer. La flèche a traversé le dos de Louis, alors qu’elle était destinée à Simon. Agenouillé sur le sol, Simon par terre par la force que Louis a donné pour le protéger. Simon, se relève juste à temps pour recevoir le corps de Louis dans ses bras. Louis rigolait presque, il se souvenait de la promesse qu’ils s’étaient faite juste avant la bataille. Et oui, il avait été prêt à tous pour Simon, il mourrait pour lui. Il demanda alors dans un dernier souffle à Simon de ne jamais l’oublier.
A se remémorer, le jour du duel… Il avait entendu parler de ce concours d’archer par des anciens du village. Tout archer, de toutes les classes, pouvait participer à ce concours qui désignait le meilleur archer du pays. Il s’était fixé pour but, de retrouver cet archer anglais qui avait tué son meilleur ami, son frère. Devant cette multitude de personnes participant, il lui avait fallu trouvé des alliés, ce qu’il avait fait assez facilement. Un vieillard, qui l’avait pris sous son aile, sa fille, toujours plus compréhensive qu’on pouvait le penser et un petit garçon, qui avait pus lui trouver pas mal de renseignements. Il avait débuté le concours et savait que retrouver un archer anglais dans une centaine d’archer anglais allait être difficile. Durant cette recherche, il ne souffrait plus, il ne pleurait plus, il n’avait plus de peine, seulement cette rage immense qui lui donnait la force de vivre et le courage de continuer une bataille veine. Chaque jour qui passait, il le savait le rapprochait petit à petit de son but. Puis, le petit garçon, lui avait apporté la nouvelle, son prochain concurrent était un homme qui lui avait raconté lors d’une nuit d’ivresse avoir tué un homme d’une seule flèche sans qu’il l’ai visé. Quand, il avait appris cette nouvelle, Simon c’était senti bizarre, d’un côté il était soulagé d’atteindre son but, mais d’un autre, il se demandait maintenant si c’était la bonne solution. Mais le concours devait commencé et c’est quand il le vit sur le champs, il sus que c’était lui, son regard prouvait sa culpabilité. Simon était alors entré sur le champs et au lieu de se présenter face aux seigneurs, il faisait face à son concurrent et tandis son arc dans sa direction. Mais il hésitait, il se souvenait des paroles de Marion, la fille du vieillard, que ce n’était pas en donnant la mort à cet homme, que Louis allait revenir. Il ne méritait pas de mourir alors qu’il pouvait vivre avec une culpabilité qui le rongerait jusqu’à la fin de sa vie. Que si il le tuait, il serait alors condamné lui aussi et que sa vengeance serait alors veine.
A se remémorer, le jour de sa fuite… Quand il avait entendu les gardes arriver, il sortis de ses pensées et voyant que tous le monde le regardait l’air ébahi, il ne sus quoi faire. Et alors, qu’il était pris de panique il partis, courut, loin, loin, loin et toujours plus loin. Quand alors il fût arrêté par cette falaise, par ce ravin qui le séparait de tous… Qui le séparait de la mort, qui le séparait d’un autre monde.
Il ne savait plus quoi faire. Quand Louis était encore en vie, il l’aidait, il était là quand ça n’allait pas, il avait même été là pour mourir à sa place. Et aujourd’hui, seul, il était tous seul, plus personne pour le protéger, plus personne pour lui dire où aller, plus personne pour aimer. Il ne lui restait plus qu’un choix à faire, un choix, non le choix, qu’il aura fais pour la première fois de sa vie seul. Faire le pas, ou ne pas le faire. Question facile pour un homme qui en perdant son ami à tous perdu, famille, amour, vie. Question difficile pour un homme qui a promis de ne jamais oublier cet ami. Comment ne jamais l’oublié, bien sûr qu’il ne pourrait pas l’oublier, et alors il compris, Louis avait permis à Simon de rester en vie malgré une mort certaine, il devait alors permettre à Louis de ne pas mourir dans les méandres de l’oublis. Alors, oui, il fit le pas, non, il fit un pas, un pas en arrière, un pas reculant de cette falaise qui le séparait de la mort. Un pas qui le rapprochait maintenant de la vie, qui permettrait à Louis de vivre aussi dans son cœur. Car même si Louis est mort, pour Simon Louis sera toujours vivant.
Alors que Mathieu, regarde prudemment par-dessus le ravin, il réentend les paroles de son grand-père qui lui racontait cette histoire. Lui aussi son ami venait de mourir. Il pensait ne jamais s’en remettre, c’était comme son frère. Et puis, en y réfléchissant, il sait que si il ne peut pas vivre pour lui, il doit vivre pour son ami. Car si Louis est mort pour Simon, ce n’était pas pour qu’il meure à son tour, non, c’était pour qu’il vive, qu’il vive tous ce qu’il ne pourra pas vivre.
Cette histoire aurait pu être transposé à une histoire d’amour, or c’est une histoire d’amitié. Car l’amitié est aussi forte que l’amour, mais sa force réside dans la force des sentiments qui existent entre deux véritables amis. L’amour réside dans la force de l’attirance qu’éprouvent de véritables amants. Rien ne peut briser une véritable amitié, tout peut briser un véritable amour.
On dit que l’on peut toujours retrouvé un amour, que jamais l’amitié ne se retrouve…


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